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La maîtrise des langues étrangères en entreprise en France
7 février, 2008 | Laisser un commentaire
Un quart des salariés des entreprises françaises de 20 salariés ou plus sont amenés à pratiquer une langue étrangère à l’occasion de leur activité professionnelle. Le point le plus révélateur de la dernière enquête de la DARES est le pourcentage élevé des interviewés gênés par la lecture d’un document en langue étrangère. Cela représente environ 500 000 personnes des entreprises de plus de 20 salariés, soit 22 % des personnes interrogées.
La France en retard sur l’effort de formation des langues
Les dispositions strictes en matière du respect de la langue nationale sont compatibles avec la pratique du multilinguisme, à l’image du Québec où 62,5 % des actifs francophones y utilisent couramment l’anglais dans leur travail, et ne sont que 12 % à en éprouver une gêne.
La France a d’autant plus de chemin à parcourir que l’effort d’enseignement des langues dans les entreprises demeure réduit. Toujours selon la DARES, si 62 % des personnes déclarant éprouver une gêne à comprendre une langue étrangère ont suivi une formation durant leur vie professionnelle, seuls un dixième d’entre eux l’ont effectuée dans le domaine linguistique.
Le débat sur la maîtrise des langues dans l’entreprise a pris davantage d’acuité avec la démocratisation des publics concernés. Aujourd’hui, ce sont aussi les techniciens et les agents de maîtrise qui sont touchés par cette exigence. Demain suivront les employés et les ouvriers.
De nombreuses solutions d’apprentissage
Le marché des méthodes logicielles, notamment celles pour l’anglais, progresse lentement mais sûrement. Il atteint aujourd’hui 5 % du marché total des méthodes d’apprentissage, estimé à 300 millions d’euros. Et l’on recense actuellement 2 000 écoles de langue en France, associées aux entreprises. Elles proposent toutes plusieurs modalités d’apprentissage, la plupart mixant méthodes classiques en présentiel, utilisation d’outils multimédia ou e-learning. Pour conserver l’intérêt de cette cible, le marché du logiciel devrait trouver de nouvelles ressources pour 2008. Les échanges vocaux en ligne entre apprenants vont se développer grâce aux coûts en baisse des échanges par Internet.
La visioconférence, jusqu’alors chère et peu accessible (matériel spécifique, lignes dédiées) se démocratise grâce au développement de l’équipement ADSL. Elle s’utilise désormais couplée avec des fonctions réseau proches de logiciels grand public pensées pour la pédagogie. Ces usages débouchent sur la classe communicante, qui pourrait devenir une composante majeure du “blended learning”.
Pour en savoir plus :
DARES
Tous à l’anglais !
Nomadisme, hétérogénéité, collaboratif : l’enseignement supérieur à l’heure du e-learning
1 février, 2008 | Laisser un commentaire
Au-delà de l’accessibilité des cours sur Internet, l’e-learning prend une importance vitale pour les plus grandes universités et écoles de classe internationales. Loin de déprécier la renommée des établissements, la mise en place de classes virtuelles réduit les coûts de participation et ouvre leur audience tout en contribuant à leur image de marque.
Les étudiants sont aujourd’hui une population particulièrement nomade, aux besoins hétérogènes, la formation à distance permet la mise en place de parcours individualisés. En stage ou en formation à l’étranger, ils bénéficient de l’ensemble des dispositifs, grâce un simple accès internet, 24h/24h et 7j/7.
Le campus virtuel se décline avec des programmes spécifiques à la formation initiale ou la formation continue sur l’ensemble du cursus. La plate-forme d’administration permet aux formateurs de suivre les résultats pour chaque étudiant, le temps passé et de mettre en place des correctifs si nécessaire.
A l’instar des plus prestigieux établissements, des contenus e-learning sont proposés sur des formations dites fermées (bureautique, mathématiques, finance, …) ou bien également ouvertes (management, RH, recherche, langue…).
Le dispositif peut également être étendu à une offre de formation à distance commune à plusieurs grandes universités européennes. Le campus virtuel e-LERU regroupe 8 universités membres de la LERU (League of European Research Universities) et se compose de modules d’enseignements à distance de qualité, intégrés dans les diplômes des universités partenaires. L’objectif est de valoriser les enseignements des universités partenaires en reflétant leurs forces, leurs spécificités et leurs complémentarités.
Quelques exemples
Institut de technologie du Massachussets
Université de Genève - Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation
Projet e-LERU
Tendance e-learning : le succès des solutions intégrées et globales
1 février, 2008 | 1 commentaire
Après des expériences isolées, les entreprises mettent aujourd’hui en place des solutions de « global learning », c’est-à-dire des solutions informatiques regroupant plusieurs catégories de logiciels dédiés au E-learning. Il y a plusieurs raisons à cela : l’utilisation généralisée des technologies Internet, l’internationalisation des échanges et/ou la gestion multi-sites des équipes, le mode managérial privilégiant la collaboration, l’interactivité et l’innovation. Ces solutions complètes sont généralement composées de 5 entités.
Les LMS (learning management system) ou plateformes de formation à distance.
Ces logiciels s’intègrent sur les serveurs de l’entreprise ou se louent chez les éditeurs. Ils sont l’architecture du dispositif de formation, les murs virtuels de l’université. Grâce à eux, la formation à distance s’intègre aux systèmes de gestion des ressources humaines des entreprises.
Les outils de « rapid learning »
La technologie permet une réelle fluidité des formats. Ces logiciels convertissent par exemple des Powerpoint en animations Flash. Ils facilitent ainsi l’animation des cours et les rendent facilement portable sur Internet. Ce sont des outils de démocratisation du e-learning par excellence.
Les outils auteurs
Quel sens aurait le e-learning sans pédagogie ? Aucun ! L’outil d’ingénierie pédagogique s’appelle l’outil auteur. Il permet de structurer les cours et d’y apporter l’interactivité nécessaire à la formation en ligne.
Les classes-virtuelles
La personnalité du formateur est irremplaçable. C’est pourquoi dans un dispositif de formation à distance, le temps réel, le direct et le face-à-face restent des points clés. La visioconférence, l’audioconférence et l’animation des cours à distance sont donc des applications en très forte expansion.
Les outils collaboratifs
Le E-learning n’est plus un phénomène isolé, il touche toutes les entreprises, locales / internationales, PME industrielles ou grands groupes de services. Il est nécessaire d’organiser son élaboration et son suivi avec des équipes multifonctionnelles. L’heure n’est plus au seul chargé de mission, désormais chaque projet E-learning implique la construction d’un réseau de formateurs liés aux équipes fonctionnelles. Des outils communautaires sont alors nécessaires.
Ce virage sérieux vers la logique de gamme logicielle tamise encore un peu plus le secteur des éditeurs. Il fait naître de grands acteurs et affaiblit davantage les structures ne répondant pas à la globalité de la problématique.
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